Principes de la RAC

Quels sont les principes communs de ces procédures ?

 

 

  • Le patient est acteur de sa récupération.

 

Avant l’intervention, le patient est informé du programme de Réhabilitation Améliorée après Chirurgie (RAC) et doit avoir compris l’objectif et les efforts qui lui seront demandés.

Après l’intervention, il est invité à se lever du lit dès le soir de l’opération puis à marcher dans les couloirs les jours suivants (avec l’aide du kinésithérapeute selon la chirurgie). Il est incité à reprendre une alimentation rapidement selon le schéma spécifique de la chirurgie et du programme de RAC.

Au retour à domicile, le patient opéré est invité à reprendre ses activités habituelles dès que possible et à contacter le médecin traitant ou le chirurgien chaque fois que nécessaire.

 

 

  • Vers des techniques moins invasives et validées

 

Le chirurgien adoptant la RAC privilégie la technique la moins agressive (chirurgie coelioscopique, chirurgie mini-invasive… selon l’intervention). L’anesthésiste adopte une prise en charge de la douleur optimale en associant plusieurs antalgiques et plusieurs techniques (anesthésies locales…) afin de soulager au mieux les douleurs et réduire les effets secondaires des différents médicaments.

 

 

  • L’équipe soignante adapte ses techniques

 

Les procédures de RAC incitent toute l’équipe soignante à communiquer, échanger et s’adapter à l’objectif commun qui est la récupération du patient dans les meilleures conditions. Tous les intervenants (chirurgiens, anesthésistes, infirmiers, kinésithérapeutes, diététiciens, aides soignants) privilégient des mesures les moins agressives possibles et se réunissent régulièrement pour réévaluer l’efficacité de chaque élément du programme.

Les techniques médicales sont choisies en fonction des avancées technologiques et leur efficacité prouvée scientifiquement. Elles suivent les recommandations des sociétés « savantes » chirurgicales et d’anesthésie-réanimation.

 

 

  • La RAC est-elle une prise en charge nouvelle ?

 

Oui et non.

Non, car ces protocoles sont adoptés depuis la fin des années 1990, notamment dans les pays nordiques avec le Pr Kehlet au Danemark. Les protocoles de RAC se sont développés pour plusieurs types de chirurgies au cours des années 2000. Il existe donc un recul scientifique de plusieurs années sur l’efficacité de ces techniques.

 

Oui, car en France la diffusion de la Réhabilitation Améliorée après Chirurgie est très récente. Au niveau national, le groupe GRACE (groupe de professionnels francophones dédié à la RAC) a été créé en 2014 afin de diffuser ces procédures.

 

L’adoption des procédures RAC est réalisée progressivement depuis 2015. Plusieurs noms peuvent être utilisés : Réhabilitation améliorée après chirurgie, Réhabilitation Rapide après chirurgie, Fast-Track Surgery

 

 

  • Quels sont les bénéfices attendus ?

 

Le patient opéré peut bénéficier d’une hospitalisation plus confortable (moins de douleurs, moins de nausées, moins de soif…) et plus courte. Les protocoles de RAC ont aussi démontré une réduction des complications chirurgicales.

Le patient devient acteur de son rétablissement et motivé à participer à sa guérison.

Le patient est invité à quitter la clinique dès que son état de santé le permet et en concertation avec son chirurgien, lorsque les conditions de sécurité sont réunies. Il n’est pas question de « chasser » le patient de la clinique.

 

 

  • Quelles sont les opérations concernées ?

 

La RAC concerne certaines interventions courantes nécessitant habituellement une hospitalisation de plusieurs jours. Elle ne concerne pas la chirurgie ambulatoire.

 

A la clinique Convert, les procédures de RAC mises en place en 2016 concernent :

  • la chirurgie orthopédique des prothèses de genou et de hanche
  • la chirurgie gynécologique des hystérectomies

 

D'autres procédures sont amenées à se développer dans l’avenir.