Anesthésie générale

L'anesthésie générale est un état comparable au sommeil, produit par l'injection intraveineuse de médicaments et / ou par la respiration d'un gaz anesthésique.

 

Le passage de l'éveil au sommeil anesthésique est appelé l'induction, celle ci se fait par voie intraveineuse chez l'adulte et plutôt par voie inhalatoire chez l'enfant.

Pendant la durée de l'intervention, l'anesthésie est maintenue le plus souvent par inhalation d'un gaz anesthésique, que ce soit chez l'adulte ou chez l'enfant.

 

Différents médicaments sont associés au gaz anesthésique :

les analgésiques, dérivés de la morphine, dont le rôle est de bloquer la douleur pendant l'anesthésie.

les curares, utilisés pour certaines chirurgies et qui permet un relâchement musculaire complet.

des antalgiques de différentes classes, afin de prévenir les éventuelles douleurs post opératoires au moment du réveil.

des antibiotiques, afin de prévenir certaines infections en fonction du type de chirurgie.

 


Une salle d'opération avant l'arrivé du patient.

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Pendant une opération

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La salle de réveil après l'interventionImg 0945 copie 1

Déroulement de l'anesthésie générale.

 

1) Installation des appareils de surveillance :

  • une analyse du rythme cardiaque en continu

 

  • une  mesure de la saturation en oxygène par un capteur positionné sur le doigt 

 

  • une mesure de la pression artérielle, le plus souvent par l'intermédiaire d'un brassard positionné au niveau du bras.

 

La surveillance est maintenue pendant toute la durée de l'anesthésie ainsi qu'en salle de réveil

 

2)  Pose d'une voie veineuse au niveau du membre supérieur (sauf chez l'enfant où elle sera mise en place après le début de l'anesthésie)

 

3) la préoxygénation qui consiste à respirer de l'oxygène dans un masque afin d'augmenter les réserves pulmonaire en oxygène.

 

4) l'induction qui consiste à provoquer le sommeil anesthésique, soit par voie intraveineuse chez l'adulte soit par voie inhalée chez l'enfant.

 

5) l'anesthésie entraine généralement une perte du réflexe de la respiration. Une assistance respiratoire est donc mise en place, soit à l'aide d'une sonde d'intubation dans la trachée, soit avec un masque laryngé installé dans la gorge.

Cette assistance respiratoire apporte l'oxygène mais aussi le gaz anesthésique nécessaire à maintenir le sommeil durant l'intervention. Ces dispositifs sont retirés avant le réveil.

 

6) lorsque l'intervention est terminée, on arrête l'administration du gaz anesthésique et vous êtes surveillé en salle de réveil de la même manière qu'en salle d'intervention. Vous y resterez jusqu'à votre réveil complet, avant de retourner dans votre chambre.

 

7) si il s'agit d'une intervention plus complexe ou si vous présentez certains antécedents médicaux vous pouvez être surveillé en service de soins intensifs, ceci afin d'assurer une surveillance rapprochée.

 

 

Quels sont les inconvénients et les risques propres à l'anesthésie générale ?

 

Tout acte médical, même conduit avec compétence et dans le respect des données acquises par la science comporte un risque. Les conditions actuelles de surveillance de l'anesthésie et de la période de réveil permettent de dépister rapidement la survenue d'anomalies et de les traiter.

Aussi les complications graves de l'anesthésie, quelles soient cardiaques, respiratoires, neurologiques, allergiques ou infectieuses sont devenues très rares. En dehors de complications graves, l'anesthésie et la chirurgie sont parfois suivies d'évènements désagréables.

Des nausées et des vomissements peuvent survenir au réveil. Ils sont devenus beaucoup moins fréquents ces dernières années depuis la mise en place de mesures systématiques pour les éviter.

Les dispositifs utilisés pour assurer votre respiration pendant l'anesthésie générale peut provoquer des maux de gorge ou un enrouement au décours de l'intervention.

Des traumatismes dentaires sont également possibles. Il est donc important de signaler toute prothèse ou toute fragilité dentaire particulière lors de la consultation.

La position prolongée sur la table d'opération peut entrainer des compressions, notamment de certains nerfs, ce qui peut provoquer un engourdissement ou exceptionnellement, la paralysie d'un bras ou d'une jambe.

Après une anesthésie génerale, des souvenirs de la période opératoire peuvent subsister.

Des troubles de mémoire ou une baisse des facultés de concentration peuvent survenir dans les heures qui suivent une anesthésie. Tous les symptomes précedemment cités sont habituellement passagers et leur persistance doit vous inciter à consulter.

Les accidents liés au passage de vomissements dans les poumons sont très rares si les consignes de jeûne sont respectées. Il est habituellement recommandé de ne pas absorber d'aliments dans les 6 heures qui précèdent l'anesthésie. Jusqu'à 2 heures avant l'anesthésie il est autorisé de boire de l'eau, du café ou du thé sans lait. Le médecin anesthésiste vous rappelera ces consignes.

Des complications imprévisibles comportant un risque vital comme une allergie grave, un arrêt cardiaque, une asphyxie, sont extrêmement rares.

 

source: http://sfar.org/pour-le-grand-public/information-medicale-sur-lanesthesie/